Église Vandeins_Crédit C.Thieux (12)

Église Saint-Pierre / Saint-Didier

Site et monument historiques, Patrimoine religieux, Eglise, Roman à Vandeins

Gratuit
  • Autrefois possession de l’abbaye de Cluny, l'église de Vandeins conserve une part importante de l'édifice du XIIe s. Elle fait partie des églises romanes notables de la Bresse, dont un certain nombre se trouve à l'ouest de Bourg-en-Bresse.

  • Le plan de l’église est simple, sans chapelles latérales, ni transept. À l’extérieur, une Vierge en métal (XIXe siècle) couronne le faîtage. Comme de nombreux clochers de l’Ain, celui de Vandeins fut détruit au cours de la Terreur (1793) et restauré vers 1860. Dans un plan primitif, il existait un porche sur quatre piliers qui protégeait efficacement le tympan contre les intempéries ; condamné en 1750, il fut vendu en 1861 et démoli pour permettre la construction du clocher. Le tympan,...
    Le plan de l’église est simple, sans chapelles latérales, ni transept. À l’extérieur, une Vierge en métal (XIXe siècle) couronne le faîtage. Comme de nombreux clochers de l’Ain, celui de Vandeins fut détruit au cours de la Terreur (1793) et restauré vers 1860. Dans un plan primitif, il existait un porche sur quatre piliers qui protégeait efficacement le tympan contre les intempéries ; condamné en 1750, il fut vendu en 1861 et démoli pour permettre la construction du clocher. Le tympan, préservé, est remis en place en façade et protégé par une galonnière. De forme semi-circulaire, il présente une iconographie d’influence bourguignonne et plus particulièrement brionnaise. Daté de la fin du XIIe s., il est classé Monument historique depuis 1911.
    Christ en Majesté dans sa mandorle soutenue par deux anges ; en-dessous, la Cène et le lavement des pieds (sur la droite) où l’on reconnaît facilement Pierre, grâce à la lettre ""P"". Il lève le bras pour indiquer que sa tête aussi aurait besoin d’être lavée (référence à l’Évangile selon Saint-Jean).
    Deux bas-reliefs, assez abîmés, sont placés de part et d’autre du linteau : à gauche, un démon entraîne les Damnés (image traditionnelle du Jugement Dernier) ; à droite, le face à face du Diable et d’une femme nue peut faire penser à une tentation d’Ève.
    Des inscriptions embellissent encore les sculptures (de haut en bas) : Sur l’archivolte : ""OMNIPOTENS BONITAS EXAUDIAT INGREDIENTES ANGE(LU)S EJUS DEI CUSTODIAT EGREDIENTES"", soit ""Que la bonté toute puissante exauce ceux qui entrent et que l’ange de Dieu protège ceux qui sortent"".
    Sur la mandorle : ""BENEDICATE TE DOMINUM MAJESTAS D(OMI)NI"", soit ""Bénissez le Seigneur, voici la Majesté de Dieu"".
    Au bas du linteau : ""AD MENSAM DOMINI (PE)CCATOR Q(U)ANDO P(RO)PINQUAT EXPEDIT UT FRAUDES EX TOTO CORDE RELINQUAT"", soit ""Quand le pécheur s’approche de la table du Seigneur, il faut qu’il demande de tout son coeur le pardon de ses fautes"".

    La nef a des dimensions assez importantes (15,4 m x 7,60 m) comparée aux édifices voisins. Plafond à lambris de bois, à petits panneaux carrés et encadrés de moulures, la Table de Communion en fer forgé de 1750. L'abside en cul-de-four est ornée d’une arcature ; les quatre chapiteaux portent un décor végétal sobre. Lors de travaux réalisés en 1990, une litre funéraire a été découverte sous le crépi. On aperçoit des traces de polychromie : une fresque ?
    L'autel en bois est orné de l'Agneau reposant sur le Livre des Sept Sceaux. Sur la porte du tabernacle, on reconnait les éléments de l'Eucharistie : le raisin pour le vin, soit le sang du Christ, le blé pour le pain, soit le corps du Christ.
    Mobilier :
    - Fonts baptismaux : cuve octogonale en pierre rosâtre, aux faces décorées de trilobes et reposant sur un fût en pierre plus claire (peut-être celui de l’ancien bénitier).
    - Christ en croix en bois (I.S.M.H.), peut-être du XVIe s., retrouvé dans les greniers du presbytère, restauré et posé sur une poutre de Gloire en 1991.
    - Autels latéraux en bois. Au-dessus, retables en plâtre, avec pilastres et frontons cintrés dans le style du XVIIIe s. A droite statue de Saint-Clair en bois doré de la fin du XVIIIe s. (I.S.M.H.), à gauche, statue d’une Vierge à l’Enfant en bois blanc et or de la fin du XVIIIe s. (I.S.M.H.).
    - Chemin de Croix : 14 gravures peintes sur papier
    - Statue du Sacré-Coeur (XXe siècle)
    - Statue contemporaine (2014) de Saint-Pierre, un des saints patrons de la paroisse
    - Chaire à prêcher en bois (XIXe siècle)
    - En ressortant sur la droite, tableau ""Remise du Rosaire à Saint-Dominique et à Sainte-Catherine de Sienne"", huile sur toile du XVIIe s. (I.S.M.H.).
    En hiver, contacter Mme Reydellet au tél. 04 74 25 26 23
  • Langues parlées

    • Français
Prestations
  • Accessibilité

    • Accessible en fauteuil roulant avec aide
    • Absence de marches
  • Equipements

    • Parking
    • Parking à proximité
    • Parking autocar
  • Tarifs
  • Gratuit
Ouvertures

Périodes d'ouverture

  • Toute l'année
    Ouvert Tous les jours
    * Église ouverte tous les jours de 9h à 17h (pousser la porte assez fort)